• Catégories

  • My Twitter

Cette fois c’était pour moi: « Le chef veut te parler ».

Ce vendredi 21 aout à la veille de mes vacance, j’avais une réunion avec mon chef de projet, Mister A, un nouveau avec qui je m’entends bien. Il m’a fait comprendre que l’objectif de la mission s’était fortement réduit, ce n’est jamais bon. Je lui ai même dit que cela n’avait pas de sens de terminer un bout de cette mission si elle ne s’intègre pas dans les autres projet. Sentant le vent tourner en ma défaveur, je lui ai dit que je devrais au moins savoir quoi a mon retour des vacances, sachant que cette décision venait de notre chef de département que j’appelle le «Grand Schtroumpf».

Avant de le terminer, j’ai demandé si pendant le Ramadan je pouvais quitter le bureau plutôt car je ne prendrais pas mon heure de table. Il m’a dit que pour lui c’était bon mais c’est Grand Shtroumpf qui décide. Ce dernier a la particularité d’être très vieux jeux.

En sortant de la réunion j’ai pris une pause avec un collègue, Mister G, que j’apprécie. Je lui ait fait part de la nouvelle me concernant et j’ai plaisanté au sujet du fait que le jour ou je fais une demande «particulière» je vais me faire virer du boulot. On s’est fait un bon délire.

Vers 15 heure mon chef de projet, Mister A, est venu sur le plateau, il m’a dit que le Grand Schtroumps voulait me parler du projet « maintenant ». Il avait l’aire très embarrassé, j’ai compris de suite. Je me suis levé est je suis allé dans le bureau pour la sentence. Je savais que je venais juste entendre une confirmation de décision et que je n’aurais rien à en dire. En effet j’ai eu rien à dire.

  • Vous vouliez me parler?

  • Oui, assied toi!

  • … Donc j’ai décidé d’en rester la avec le projet X pour des raisons budgétaire, et aussi le fait que nous voulons nous concentrer sur des projets prioritaires.

C’est fut un moment étrange, car même si je savais a quoi je m’attendais, je n’ai pas compris pourquoi ça m’a fait un tel effet de l’entendre. C’était comme recevoir un coup sur la tête. J’ai senti le stress partir du cœur et de se répandre dans mon corps. Je me demandais qu’est ce que je ressentais? J’ai respiré doucement et profondément, merci a mes notions de relaxation.

  • D’accord! C’est tout ce qui est sorti de ma bouche.

  • Je voulais t’en parler avant que tu partes parce que je m’en vais 2 semaines après toi. C’est mieux de se parler franchement. On va en rester là pour nos coûts.

Il appel cela parler franchement, j’ai tant de chose a lui dire sur la manière dont ce projet et ce département fonctionne! Ne fut ce que lui dire où il devrait mettre ses priorités, mais j’avais compris avant ce jour qu’il n’engageait pas des consultants pour des conseils.

  • Je comprends merci.

Je ne sais plus si nous avons fait les courtoisies pour se quitter. Mais là une autre surprise m’attendait. Marcher à travers le plateau, passer a travers mes futurs ex-collègues, sans rien dire, sans rien laisser paraitre. Être KO et marcher droit, voilà ce que j’ai fait. C’était un peu irréel, un peu comme quand on a fait un joint et on plane… sauf que ça n’avait rien de drôle.

Je me suis assis à mon bureau, j’avais même l’impression que ma vision était altérée. Soudain je me suis souvenu de tous ces gens que j’ai vu se faire appeler par leur Grand Schtroumpfs. Je me suis dit, peut-être, que ces gens que j’ai vu a travers ma carrière, avaient ressenti la même chose. Tout en pensant cela je tapais mon mot de passe que j’effaçais a chaque fois car en réalité je tapais n’importe quoi et je ne me souvenais pas de mon mot de passe. J’ai repris mes esprits en respirant profondément, je me suis connecté aux réseau.

Après le choc, l’angoisse. Les pensées du genre mais qu’est ce qui va se passer? C’est la crise! Dire que j’ai loupé un job il y a deux semaines à cause de la période de préavis. J’ai commencé à avoir mal au ventre. Cela doit être l’étape suivante du choc ressentis. Je dois encore terminer un rapport. J’en suis incapable, entre mon ventre et maintenant ma vessie il y a une guerre. Ils se battent pour savoir le quel des deux peut le mieux me faire comprendre qu’il y eu un gros choc. Je me lève pour aller au wc.

Au wc l’angoisse se transforme en peur. Je dois encore payer la tva! La facture finale du leasing va arriver! Et les travaux de ma maison, comment je vais faire? Ainsi de suite, j’ai fait les tours des factures prioritaires en voyant le niveau de mon compte en banque baisser de façon exponentielle. En vidant mes entrailles en même temps que mon compte bancaire, en respirant calmement, en restant un moment au wc (je vous rassure après avoir tiré la chasse), j’ai fini par retrouver mes esprits. Je termine mon rapport et je m’en vais.

 

De retour à mon bureau j’avais déjà un esprit concentré sur mon objectif immédiat, le rapport. Cela s’est fait assez vite, sans problème. Mister G m’a dit que Mister A voulait me voir avant que je quitte. Je suis passé par son bureau. Il a essayé de me remonter le morale en disant qu’il n’était pas d’accord avec cette décision, car cela cachait « d’autres problèmes » dans le département. Qu’il était content de mon travail, qu’il avait critiqué le fait que le Grand Schtroumpfs avait laissé sous-entendre que le projet n’avait pas beaucoup avancé. Que je dois me faire un point d’honneur pour faire la présentation impeccable de la dernière partie en septembre.

Je ne sais pas s’il est vraiment sympa, car depuis son arrivé, nous sommes sur la même longueur d’onde ou il me sort les trucs classique des managers pour motiver la troupe car dans le mois qui arrive je dois terminer une partie de l’application. Allez je penche pour la première pensée car je « sens » bien ce type. Je le remercie et je sors du bureau pour partir.

J’ai pris mon vélo, écologie de cœur oblige Clin d'oeil en me disant je vais aller a la pharmacie homéopathique prendre un remède contre les chocs. Je vous livre mes pensées en roulant.

Il est claire que je suis resté sur ce projet car avec la crise le marché des contrats est sous anesthésie. Mister A est arrivé il y a peu avant le départ de Miss A, une gestionnaire de projet a la je fais de la rétention d’information pour avoir un poste clé. Quand Miss A a annoncé son départ, j’étais voir Mister A pour lui faire part de « TOUS » les aspects foireux de ce département et ce projet. Mon projet est, ou était, ce qu’on appel un projet horizontale cad qu’il touchait plusieurs équipes. Mister A m’a écouté et à mon grand étonnement il m’a dit qu’il avait fait les mêmes constat, qu’il allait en parler avec le Grand Schtroumpf et qu’en partie il avait déjà fait des remarques.

Cela déjà était un grand signe d’espoir dans ce job car avant son arrivé, j’étais coincé entre une arriviste et un conducteur aveugle et peut-être sourd car j’avais usé de toute la diplomatie possible pour essayer de faire comprendre qu’on travail pas sans méthodologie pour ce genre de projet. En effet si c’était pas la crise, j’aurais déjà quitté ce boulot! Il n’y avait pas d’espace de discussion possible car je me rends compte que le Grnad Schtroumpf n’a pas envie de changer de vision de travail ou ne comprend pas et que Miss A a pensée a ses fesses légitimement.

Donc quand j’avais entrepris de discuter avec Mister A des problemes, je me souviens, je m’en foutais des retombés, je voulais mettre les choses a plat et j’ai dit que si les choses ne changeaient pas je m’en irai. Alors qu’est ce qu’il fait que j’étais si secoué?

 

  • je m’attendais pas que cela se passe si vite.

  • c’est la façon: « le chef veut te parler »! Cela fait des années que je travail, je n’avais jamais connu la manière dure.

  • Je n’ai pas l’impression que j’ai pu me faire comprendre par le Grand Schtroumpf. La frustration de ressentir qu’on est pas entendu.

  • L’espoir de partir sur des bonnes base avec Mister A, après des mois de n’importe quoi avec Miss A sous la bienveillance du Grand Shctroumpf.

Sur le chemin vers la pharmacie, je vais m’arrêter a la mosquée du cinquantenaire, vers 17 heure entre deux prières, il y a quasi personne. Je me demandais même si c’était ouvert. Je suis allé dans la grande salle. Un homme dormait et ronflait dans un coin, cela m’a fait sourire et un autre lisait. J’ai commencé mes prières. La préparation de la prière, la récitation m’avait apaisé grandement. Mes demandes a Dieu était entremêlé de mes pensées dans un état méditative.

Je me suis souvenu d’une phrase que j’aime; Tu viens nu dans ce monde et tu repars nu de ce monde! En effet il ne reste rien de se qu’on acquiert, a part pour nous les croyants, nos actions bonnes ou mauvaises. Je me dit, mon dieu, c’est vrai mes soucis sont d’ordre matériels alors que rien de cela ne va subsister après ma mort! Cette pensée me réconforte et mes invocations changent par elle même, pour ma famille, pour notre santé, pour la bien guidée et pour ce qui est « nécessaire pour la subsistance »!

Je me rends compte que je suis sortis des affaire bien plus dur que celle-ci! Que la Vie ou Dieu, comme vous voulez l’appeler, jusqu’à présent m’a montré un chemin à prendre. Je me souviens d’un exercice de relaxation respiratoire avec les mots « Calme, Courage et Confiance ». Je l’adapte à « Calme, Courage, Confiance et Insha’allah (si Dieu le veut) » !

L’acceptation des épreuves de la vie et du destin font partie de notre chemin de vie initiatique… pendant les moments de stress et de peur on l’oublie facilement, si pas toujours Surpris

Je sors de la mosquée encore secoué mais le cœur léger. Je vais à la pharmacie homéopathique. La pharmacienne me demande quelle genre de choc? Je dis du genre préavis quand on s’y attend pas. Elle me demande si il y a eu des larmes? Cela me fait sourire, je dis non. Je reçois un classique Arnica et Gelsemium. Elle me souhaite bon courage, je la remercie.

La très bonne nouvelle de cette histoire? Je me rends compte que j’ai pris du recul assez vite par rapport au choc pour savoir ce que je ressentais et de pouvoir me « recentrer ». Et surtout le fait que la structure de ce texte avait commencé un peu avant la mosquée, elle était déjà fini a la sortie de la pharmacie. Ce qui m’indique que mon attirance pour l’écriture n’est pas un simple fait du hasard.

Ah, j’oubliais, le Grand Shtroumpf a, sans surprise, refusé que je quitte 45 minutes plutôt le boulot pendant le ramadan! Si j’étais un excité paranoïaque, j’aurais dit: Il m’a viré car je suis musulman Tire la langue

Ô lecteur, lectrice, je te remercie d’avoir pu partager mes sentiments et pensées avec toi a travers ce texte. Merci.

Publicités

2 Réponses

  1. il t a viré parce que t es musulman et je dis ca parce que moi je suis parano :d lol ; je suis ravie d avoir partagé tes sentiments et a chaque ligne j ai ressenti l ampleur de ceux ci .. je ne dirais pas que c est horrible ce qui t arrive y a pire ….C EST DESAGREABLE C EsT CERTAIN en effet et cette citation est veridique "Tu viens nu dans ce monde et tu repars nu de ce monde!"…. tu as tous mes souhaits oh Ali je vais aller prier bientot et je penserai a toi … inshaAllah que Dieu puisse te soulager dans tes soucis quotidiens amin et l intuition me dit que tu retrouveras tres vite du boulot vu tes competences …. confiance khoya confiance …. ma \’ asalama!

  2. salam,je reviens des vacances et je vois ton commentaire. merci pour tes prieres et tes encouragements!Calme, Confiance, Courage et insha\’allah on avance ;-)A bientot et surout bon ramadan!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :